|  Mines d'arsenic de Matra en Corse et de Luceram dans les Alpes Maritimes | MINES DE MATRA (1889-1946) Commune de Matra, département de Haute-Corse, mines de réalgar (1889-1946).
Historique :
Suite à une crue du ruisseau de la Presa dans les années 1880, Marsily déclare en 1889 à la préfecture l'existence d'un affleurement de sulfure d'arsenic dans le lit du ruisseau. En 1901 deux demandent concurrentes de recherches sont adressées au préfet, l'une de Marsily, l'autre émanant de Santucci, maire de la commune. Chacun menant sur ses propriétés des travaux pour définir le gisement.
Dans les années suivantes ces personnes cherchent des alliances pour obtenir la concession. Santucci s'associe à la société des mines d'antimoine de la Bourboule Saint-Sauves (Puy-de-Dôme) et Marsily trouve un soutient dans la société des mines de LUCERAM. Puis cette dernière crée, le 22 juin 1906, la société « L'Arsenic », qui obtient le 28 décembre 1912 la concession. Le capital de la société anonyme augmente régulièrement, de 240 000 francs à sa création et jusqu'à 720 000 en 1912.
La revue Le répertoire financier, du 12 janvier 1912, publie un article sur la mine de Matra où il est indiquée « ... l'action l'Arsenic monte et constitue actuellement la meilleure occasion du marché comptant... ». L'auteur souligne les débouchés des produits arsenicaux pour les vignobles, les arbres fruitiers, les tanneries, etc. La fin de l'article reprend le rapport de l'inspecteur général des mines E. Wickersheimer : “Le filon de Matra constitue la richesse la plus considérable en réalgar actuellement connu...”. Autre atout de la mine mis en avant, le pays est dépendant pour cette production de l'Allemagne, ce qui assure à l'exploitation des débouchés fiables.
En 1910 on estime la quantité extraite à 1 840 tonnes de minerai à 50-60 % de réalgar. Jusqu'en 1918 la production garde une grande ampleur avec près de 600 tonnes de minerai par an, trié, broyé et enrichi à 50 %. A partir de 1913 on met en mouvement un câble double aérien de 7 470 mètres de longueur soutenue par des pylônes et permettant de descendre le minerai jusqu'à la route nationale 197. Pendant la guerre la société est tenue de livrer son minerai à l'usine de la Compagnie minière et métallurgique d'Auzon à Paris, car ce produit intéresse la défense nationale pour le matériel chimique de guerre.
L'activité est superficielle, et en 1918, avec la fin des commandes de guerre, les ventes se réduisent et en 1922 la société l'Arsenic est mise en liquidation. La mine est reprise par la société “Mines et produits chimiques des Alpes Maritimes”. La mine fonctionne régulièrement jusqu'en 1929. Dans la grande crise économique des années 1930 l'activité est stoppée en 1932. Une légère reprise en 1933, est superficielle.
En 1935, la société l'Arsenic remet la mine en activité et une nouvelle usine de flottation est installée. Une activité réduite et irrégulière continue jusqu'en 1946.
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| |  Matériels se trouvant à la mine de Matra à l'heure actuelle ( 2009 ) |
| | |   | On voit l'arsenic tout autour de la mine |
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|  - Aujourd'hui, le village de Matra compte quatre-vingt électeurs et trente-cinq habitants, dont quatre actifs. C'est un village comme il y en a tant. La querelle le traverse cycliquement, avec plus ou moins d'âpreté ou de violence. Il n'y a plus ni école, ni poste, ni épicerie.
- Aujourd'hui, d'une façon ou d'une autre, la MINE a façonné les vies. Si l'arsenic a fait le malheur de quelques uns, il n'a apporté ni grand bonheur ou ni vraie richesse à personne, du moins à personne que nous connaissions à Matra.
- Dans les jardins de la MINE, les haricots se refusent à prospérer.
- L'eau de la fontaine n'est pas conforme aux normes européennes. Nous la buvons quand même. Elle est bonne. Elle a un agréable goût d'oxygène.
- Aujourd'hui, les descendants des étrangers sont nos voisins et ils sont Corses. L'arsenic est encore utilisé dans les chimiothérapies pour le traitement des cancers et comme semi-conducteur dans l'industrie électronique.
- Aujourd'hui, la misère qui ne dit pas son nom est partout.
- J'ai compris pourquoi les gens ne parlent pas de la MINE.
- Parce que personne ne leur en parle... Parce qu'ils sont pudiques. Parce que c'étaient des temps difficiles...
- Parce que la page est tournée. Parce que la boucle est bouclée…
Michelle Cristofari
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| | | D'après les recherches que j'ai effectué, sur les mines d'arsenic de Luceram, l'extraction aurait débuté en 1859 et ce serait arrêter avec la mise en liquidation de la société l'Arsenic, vers 1922. L'orpiment est composé de 39 % de souffre et de 61 % d'arsenic. |
|   | Mine de Luceram |
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| - Découvert au viiie siècle par l'alchimiste arabe greber, l'arsenic a été à la fois utilisé comme poison dans les cours de france ou italiennes à la renaissance et comme remède à appliquer sur les ulcères cancéreux. il était utilisé pur ou, plus souvent, mélangé à divers produits : mercure, suie, extraits végétaux... son utilisation a été renforcée après le traitement d'anne d'autriche par pierre alliot, en dépit de la mort de la patiente. les diverses préparations arsenicales étaient efficaces sur des ulcères bénins, augmentaient parfois les douleurs des plaies cancéreuses et entraînaient plus rarement une intoxication générale à la suite d'applications excessives. Au début du XXème siècle, des guérisons de carcinomes* de la peau* ont été obtenues par application locale de pâte arsenicale. L'arsenic a aussi été employé jusqu'au début du XXe siècle, à petites doses par la bouche, avant d'être abandonné avec l'avènement de la chimiothérapie moderne après la seconde guerre mondiale. cependant un dérivé de l'arsenic a été récemment utilisé avec succès dans le traitement de certaines leucémies. largement utilisé autrefois dans l'agriculture- et encore aujourd'hui dans des pays en développement-et certaines industries (métallurgie), l'arsenic a vu son usage se restreindre en raison de son importante toxicité, notamment à l'origine de cancers. à côté d'une intoxication aiguë qui entraîne des troubles digestifs (diarrhée abondante), l'exposition à l'arsenic entraîne un arsénicisme reconnu comme maladie professionnelle : le contact avec la peau détermine une pigmentation irrégulière en tâches, un épaississement de la couche cornée aux paumes et aux plantes (kératodermie palmoplantaire) et une maladie de bowen qui peuvent évoluer vers un carcinome spinocellulaire après un délai moyen de 25 ans (tableau des maladies professionnelles n°20). l'inhalation chronique d'arsenic est responsable de lésions chroniques de la muqueuse nasale (perforation de la cloison) et de quelques cas de cancers des bronches à petites cellules (tableau des maladies professionnelles n°20 bis), des voies aéro-digestives supérieures ou de la vessie.
- L'Arsenic est un produit fortement nocif pour la peau, le foie, les bronches, la vessie et les voies aéro-digestives.
- Les sols et cours d'eaux en contact avec l'arsenic sont pollués pendant de nombreuses années (entre 100 et 200 ans)
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| Gisements
- L'orpiment se forme dans les filons hydrothermaux minéralisés de basse température, dans les fumerolles volcaniques et en association avec d'autres minéraux d'arsenic, en particulier le réalgar. Il est souvent associé à la stibine, au réalgar, au cinabre, à l'arsenic natif, à la calcite, à la barytine et au gypse.
- Les plus beaux échantillons d'orpiment proviennent de Lucéram et de Duranus, dans les Alpes-Maritimes, et de la mine de Matra, près de Moita en Corse, où il est associé au réalgar. Dans ces deux localités, il se présente en masses clivables et en rognons foliacés. On en trouve également dans les houillères de l'Aveyron de la Loire et de la Saône et Loire, où il forme des enduits jaunâtres.
- Classe : Sulfures /Système cristallin : monoclinique /Formule chimique : As2 S3 / Couleur : jaune, jaune-orangé/Couleur de la poudre : jaune
- Dans le sud est de la France, l'arsenic et l'orpiment ont fait l'objet de petites exploitations au début du 20 ème siècle, il y avait l'exploitation de Luceram , Duranus et aussi celui de Matra en Corse.
- Pour l'exploitation de Luceram de 1859 à 1869 le gisement fût l'objet de recherches successifs au profit de Mrs Cabanis et Emile Thomas et de la Comtesse Alexandrine de Pankretief. Les conditions de travail étaient pénibles et 2 ouvriers périrent par suite d'émanations toxiques.
- Deux magnifiques échantillons d'orpiment provenant de Luceram sont exposés à la galerie de minéralogie du Muséum d'histoire naturelle de Paris.
- Mais le plus beau connu est celui qui est exposé au Muséum d'histoire naturelle de Nice qui pèse une trentaine de Kg . Si l'on se place sur un plan purement minéralogique, l'orpiment de Luceram arrive en troisième position derrière les spécimens de très belle qualité qui ont été extrait à Zarchshucan en Iran et ceux que l'on voit arriver du Pérou ( d'après Gilbert Mari et Jean Ferraud ) .
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|  La distillerie de Luceram |
|   | Photo tiré d'un film vidéo jpp |
|   | avec Victor Portanelli |
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| - La famille Lautier exerçait une activité de distilleur dans la région grassoise dès la fin du XVIIIème siècle.
- En 1834, commence à Grasse (rue du Saut), la construction d'une usine à vapeur, alors que dans le même temps, comme de nombreux confrères, l'entreprise installe un distilloir dans les Basses-Alpes, à Montblanc, destiné à la production d'essence de lavande. On voit dès lors apparaître la marque "lavande Montblanc".
- L'affaire se développe de nouveau après 1877, lorsque, à la mort de Jean-Baptiste Lautier, son gendre, Joseph Morel-Lautier, devient propriétaire de l'usine et installe celle-ci au quartier de Font-Laugière.
- En 1895, au décès de Jospeh Morel-Lautier (à l'âge de 47 ans), l'usine devient propriété de sa veuve et de ses fils, Alphonse, Paul et François Morel. sous la direction des trois frères, l'activité croit, des produits et des procédés nouveaux apparaissent. On peut retenir les dates suivantes :
1905 : construction près de Beyrouth (Liban), d'une usine pour le traitement des fleurs du pays. Installation de postes de distillation d'essences de lavande à Moulinet, Lantosque, Pelasque,* Lucéram*, Sault, Lambruisse, Saint-André les Alpes, pour l'essence à haut titrage.
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|  Les glacières dans la région |
| GLACIERES de LUCERAM
Les glacières du Haut Pays niçois,particulièrement celles du secteur Lucéram Peira-Cava,sont exploitées,à notre connaissance,depuis la deuxième partie du XIX ème siècle.Un document « statistique des Alpes-Maritimes » de Joseph Roux publié en 1862 ,fait état de 1800 kg de « glace de Lucéram » livrés à Nice.La plus grande partie de cette glace approvisionnait les palaces de la Côte ou était utilisée,un peu plus tard, par les hôteliers de Peira-Cava. Les glacières sont des réservoirs à glace,constructions en pierres sèches jointes avec de la terre,ressemblant à de grands puits cylindriques dont le diamètre varie de 5 à 8 mètres et la profondeur de 3 à 6 mètres. L'aspect extérieur est,en général,celui d'une butte de terre en permettant l'accès.On descendait à l'intérieur à l'aide d'un escalier en amorce de spirale. La matière première pour former la glace était,soit la neige que l'on tassait et recouvrait de branches,de paille ou de feuilles,soit de l'eau canalisée qui gelait pendant la nuit. La glace était découpée à la pioche,saisie avec des crochets et chargée sur des mulets qui l'acheminaient ,de nuit,au marché de Nice. A la belle saison,cette glace descendue de la montagne était vivement appréciée par les hôteliers,les cafetiers et les riches particuliers. La fonte pendant le transport était de 20 à 50%. Les glacières sont généralement situées en Ubac(exposition Nord),réparties entre 910 mètres (la Gabelle) et 1400 mètres (Peira-Cava) Les principaux points d'implantation sont :les Granges du Lac,la Cabanette,la Faéa,Raimonaudo,la Gabelle, la Caussinièra et Roccanièra. A ce jour,38 vestiges ont été recensés et localisés,mais certainement d'autres se cachent en forêt ! L'exploitation de la glace dans la commune,comme ailleurs,a cessé dans les années vingt,avec la fabrication de la glace industrielle. Proverbe de l'époque : « mieux vaut glacière pleine de glace que grenier plein de blé » Nota :L'étude systématique des glacières de Lucéram est entreprise par l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie des Alpes Méditerranée. Maurice Calmet |
| | | |   | Glacière de Roccanière (photo Etienne Michel) |
|  Les Maires de Luceram depuis 1790 |
| |  Quelques dates de l'histoire de notre commune |
| - Vème siècle avant J.C Les Ligures s'installent à Nice et dans l'arrière pays Niçois, les premiers habitants de Luceram seraient les Lépontié une de ces tribus Ligures
- 1057 Un personnage portant le nom de Luceranus ou Lucerus est cité à cette époque ,d'ou peut-être le nom du village ? Certains pensent que le nom du village viendrai de Lux Eram (branche de lumière) ou de Lucus Ramus (bois sacré) ?
- 1108 Luceram est mentionné dans des écrits comme habitat fortifié.
- 1144 Braus est un lieu pourvu d'églises ,il est cité lui aussi comme habitat fortifié puis détruit en 1252 , le lieu se situerait à 800 m. du col de Braus, en contrebas sur la route qui conduit du col vers Peira Cava.
- 1156 Le château de Luceram pourrait être un peu plus ancien et se situait sur le promontoire que domine le village , accompagné de son église (peut-être la chapelle saint Jean)
- 1245 Charles 1er D'Anjou, devient comte de Provence, Roi de Sicile et roi titulaire de Jérusalem,
- 1252 Puy Redon est un autre lieu cité comme habitat fortifié,qui aurait été détruit et qu'on ne sais pas exactement ou situé, mais qui aurait put se trouver près du château de Luceram.
- 1258 Traité de Luceram du 28 mars par lequel les comtes Boniface et Georges de Vintimille vendent Breil, Saorge et autres fiéfs au Comte de Provence Charles 1er d'Anjou.
- 1272 Le Comte de Vintimille cède Luceram au comte de Provence, il est fort probable que c'est à partir de cette époque que date la construction d'une maison seigneuriale à l'emplacement de l'actuelle église.
- 1328 Accord conclu le 28 janvier entre les communautés de Belvedere, Breil, La Bollene, Lantosque, La Tour, LUCERAM, Peille, Roquebillière, Saint Martin, Saorge, Sospel et Utelle pour mettre fin à 10 ans de guérilla et déprédations avec la communauté de Tende.
- 1388 La dédition de Nice à la Savoie avec une charte du 28 septembre qui scelle le rattachement de Nice à la Savoie et la création du comté de Nice.
- 1467 Epidémie de peste qui ravage une grande partie du Comté de Nice qui perd un tiers de sa population.
- 1483 Délimitation des limites du lieu inhabité de Braus par le commissaire du Duc de Savoie en présence des députés de Sospel, Peille, Touêt et LUCERAM.
- 1487 Construction de l'église Sainte Marguerite sur l'ancien château ou ancienne maison seigneuriale.
- 1485 Construction de la chapelle Saint Grat
- 1564 Terrible tremblement de terre le 20 Août à Nice et dans l'arrière Pays.
- 1631 Epidémie de peste à Nice et à Luceram faisant des ravages dans la population.
- 1636 Le grand maître Lascaris achète pour 18000 écus les moulins, fours, appartenant à la commune de Luceram et en dota une nouvelle commanderie de «Jus-patronat » dite de Sainte Marguerite de Luceram. Jusqu'en 1738 , ses petits-neveux et arrières petits-neveux, propriétaires du palais familial de la rue Droite, à Nice, furent les titulaires et usufruitiers de cette commanderie
- 1691 Une montagne à glissé à Luceram et a détruit une grande partie de ce pauvre lieu (sûrement derrière l'église Ste Marguerite)
- 1696 Adjudication à :Noble Honoré Barralis de 20 % de la récolte d'huile, vins et figues etc... de la communauté de Luceram
- 1700 Lettre d'inféodation par le roi de Sardaigne du lieu de Luceram en faveur d'Annibal Cotta.
- 1736 Lettre du roi au prêtre Joseph de Rossi de prendre possession du bénéfice simple de St Laurent érigé sur la commune de Luceram
- 1766 Supplique de Louis Isnardi et d'Annibal Cauvin de Luceram au sujet du rétablissement du Mont de Piété du-dit lieu.
- 1778 Requête de Jean-Joseph Barillon, De Cuébris, commandeurs de la commanderie de Ste Marguerite de Luceram, de Jean Paul Galli et de Barthelemy Mercier, tous deux fermiers des revenus de la dite commanderie, consistant dans les moulins à huile, les moulins à grains, les fours, et rescrit du sénat interdisant à Antoine Arnulfo, Jérome Véran, Pierre Cauvin, Jean-Batiste Gal de Luceram de faire sortir leurs olives du-dit lieu et de les triturer ailleurs qu'au moulins banneaux du commandeur .
- 1780 Construction de la chapelle Saint Pierre.
- 1738 épidémie de fièvre maligne dans la région.
- 1785 Recours de la commune de Luceram à l'effet de retirer du Mont de Piété et de l'hôpital du-dit lieu différentes sommes destinées à être distribuées aux particuliers de Luceram qui se trouvent réduits à la plus affreuse misère.
- 1876 Début de la construction de la caserne de Peira Cava
- 1885 Construction d'un lavoir avec abreuvoir au hameau de Beasse
- 1885 Construction d'une cave à fromage à la vacherie de Peira-Cava
- 1901-1902 Construction de la Chapelle du bon secours au hameau de Peira Cava
- 1902-1908 Construction de l'école du hameau de Beasse
- 1906-1909 Rattachement à la commune de Luceram d'une parcelle du territoire de Lantosque
- 1909 1er compétition de ski à Peira Cava présidait par le comte Victor de Cessole (1859-1941) Issu d'une famille aisée les Spitaliéri de Cessole
- 1922-1937 Classement aux monuments historique de la Chapelle saint Grat, Chapelle saint Pierre, Chapelle du Bon Secours, et restes du Chateau de Luceram
- 1931 Inauguration du pont du Vergier
- 1937 Construction du chemin d"exploitation des Mounts ,des Mortissons et de Béasse
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- Dons et Legs : Moriez Robert en 1891
Torrine Prosper en 1904 Gaetti Caroline en 1913 Brès en 1923
- 1912-1913 Construction de l'école de Peira Cava
- 1865 Création du canal de l'iscle
- 1796 Philippe Barralis est nommé notaire à Luceram :document de 1796 à 1814
- 1904-1913 Création d'une école maternelle à Luceram
- 1899 Le chemin de grande communication No 15 qui traverse le village devient départementale
- 1905-1938 Energie éléctrique ,éclairage municipal,réseau de distribution et convention de concession .
- 1889-1890 Etablissement d'un champ de tir et de manoeuvre à Luceram (Peira-Cava)
- 1894 Création du cercle de l'ordre de Luceram
- 1906-1911 Tramways ,réseau concédé à la compagnie des tramways de Nice et du littoral (TNL) pour la ligne de la Pointe de Conte à L'Escarene et projet de prolongement vers Peira Cava par Luceram .
JPP
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| - Entre 600 et 700 après JC :Durant la décadence Mérovingienne NICE, PEILLE, LUCERAM et UTELLE se fédèrent et font alliance avec GENES
SOSPEL se rend indépendant .
- 1307 Arrestation des Templiers
- 1807 Le nom de Barralis (28 familles de ce nom) domine parmi les familles de Luceram
- 1733-34 Terrible famine dans la région de Nice ainsi qu'à Luceram. Beaucoup de gens meurent de faim.
- 1912 Il y avait à l'école de Luceram 50 garçons et 66 filles (inspection de l'académie 1913)
- 1272 Luceram, commune consulaire,s'érige en république (Wikipédia)
- 1383 Le 29 Avril est cité Antonium de Castello notaire de Luceram.
- 1388 Levens,Luceram et Utelle réunis en confédération déclarent refuser le serment d'hommage à Amedée VIII Le Rouge, Comte de Savoie si on ne leur rendait pas les libertés et privilèges concédés à prix d'argent par la Reine Jeanne.
Bonaventure Salvetti naquit à Moltifao (Corse) en 1859 et mourut à Nice en 1945. Ordonné prêtre en 1884, il fut successivement vicaire à Drap (1887), recteur à Cantaron (1891), curé à Lucéram (1897) et curé de Saint-Pons en 1915. Il fut nommé chanoine honoraire résident en 1933. Pendant qu'il était curé à Lucéram, il écrivit l'histoire de ce village (1912) et à Saint-Pons, il écrivit un ouvrage très documenté sur l'Abbaye publié en 1925. BARRALIS VINCENT dit Salerne né à Luceram embrassa la vie monastique sous l'ordre de Saint Benoît dans l'abbaye de Lérins et y fit profession le 12 mars 1577 Il reçut le bonnet de docteur en théologie fut fait abbé titulaire et mourut à Palenne en Sicile au monastère de Saint Benoît, doué de beaucoup de qualités naturelles il se fit surtout remarquer par son fervent désir d arriver à la perfection chrétienne Barralis est l'auteur de la compilation qui a pour titre B Chronologie sanctorum et alioritm virorum illustrium ac àbbatum sacrœ insute Lerinensis etc etc Lyon 1613 in 4 1 vol par Rigaud Barralis dans sa chronologie a réuni comme en un seul faisceau toutes les richesses littéraires qui se rattachent à Lérins Son livre nous offre la vie de saint Honorat les œuvres de Salvien le commonitoire de Vincent etc etc quelques pièces de vers des hymnes et des notices intéressantes JPP |
|  L'Hospice de Luceram | - L'hospice de Luceram aurait été crée (Suite à un legs) le 17 Juillet 1624 .
- L'hospice ne possédait aucun bâtiment et était considéré comme un simple bureau de bienfaisance.
- Les réunions de ce bureau se tenaient à la Mairie. Le maire en était le président avec 6 membres (Conseil municipal ou villageois).
- L'hospice ne possédait que les 2 fours du village pour la cuisson du pain, tartes etc..Il rapportaient 50 francs par an, plus d'autres ressources consistant en titres de rentes sur l'état Français et rentes Italiennes qui rapportaient environ 2800 Francs par an.
- L'hospice aidait les gens qui étaient "réellement" dans le besoin avec des sommes qui pouvaient atteindre 50 à 80 Francs au maximum.
- Le CCAS remplace ce bureau de bienfaisance.
JPP |
|  Programme de la fête patronale de sainte Rosalie en 1896 | - Samedi 5 au soir, retraite aux flambeaux
- Dimanche 6, distribution de cocardes avec fifres et tambour. A 10 heures, messe en musique avec l'Offertoire, selon l'usage si curieux des espardiers. A 2 heures, bal sur la place centrale : le bal durera jusqu'à minuit.
- Lundi 7 jeux divers et courses d'hommes, de femmes et d'enfants, tir au mouton et bal.
- Mardi 8 distribution de bouquets aux jeunes filles, concours de romances et de chansonnettes avec prix variés.
- Le soir de 2 h à 7 heures, grand bal organisé par les demoiselles, qui engageront le cavalier avec leur bouquet , selon la tradition.
- Au concours de valse, de beaux prix seront décernés aux vainqueurs.
- Il y aura tir au mouton pendant toute la journée. Une tombola sera organisée : le prix sera un superbe mouton.
- A 8 heures, reprise du bal jusqu'à minuit, où la Descaoussa clôturera la fête.
- Les étrangers qui voudront bien honorer cette fête de leur présence recevront, de la part des luceramois, le meilleur accueil. Un service régulier, qui partira le matin à 6 heures et le soir à 2 h. de Nice, à la place Saint François, sera à disposition du public.
Comité des fêtes de Luceram Septembre 1896 |
|  Bureau de poste de Luceram |  - En l'an 1896, la commune de Luceram a inauguré son bureau de poste.
- Un matin d'octobre 1896, à 9 heures, le courrier est arrivé par une voiture tirée par 2 chevaux, de l'entreprise Peirani André de L'Escarène, nous amenant Mademoiselle Hélène RICCI, la receveuse des Postes qui gérera provisoirement le bureau.
- Mr Trastour, inspecteur des Postes a présenté son personnel à Monsieur le Maire et à son Adjoint
- Remerciements du Maire Mr Gal Jean Baptiste envers le sénateur Mr Borriglione et le conseiller général Mr Moriez, pour l'aide apportée à la réalisation de ce projet.
Octobre 1896 |
|  Rare , laisser-passer de l'époque Napoléonienne (1808) |
| |  Passeports des années 1816-1830 (envoi de Gilbert Barralis) |
| | | Ce passeport permettait au demandeur (ici Tomasi Giuseppe de Luceram) de se rendre à Draguignan en France |
|  Heures sombres de l'histoire de notre village : Photo avec des militaires Allemands devant l'église Ste Marguerite |
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| | | LUCERAM : 1943/1945. Lucéram et son vaste domaine forestier ont durant les sombres années de guerre été tirés de leur tranquillité par les stratèges de 2 principaux belligérants. En effet, dans l'année 1943, les allemands se sont intéressés à l'arrière-pays niçois et en particulier à la ligne des défenses naturelles que représentent : le col de Braus, le col de l'Orme, Turini et le massif de l'Authion. Les alentours de Lucéram furent aussi occupés et fortifiés par les allemands. A l'été 1944, les troupes allemandes prirent posistion sur cette ligne déjà préparée. Elles étaient composées de soldats de la Wehrmacht (gebirgsäger, MG bataillons, Panzer grenadier) et d'au moins un bataillon de la Luftwaffe (Felddivision), de résidus de Flack ainsi que de restes de la Kriegsmarine (artillerie côtière). Certaines troupes fascistes de la RSI (République Sociale Italienne) étaient présentes. L'ordre précis de toutes ces troupes était : " Tenir coûte que coûte " cette ligne pour protéger la route de replis du front italien afin d'éviter sa coupure et l'encerclement des divisions qui combattent en Italie (ils y restèrent près de 8 mois). |
|  Les Américains à l'école de Lucéram en 1945 |
| Photos qui m'ont été données par 2 passionnés ( Mr. Benoit SENNE et Mr. Gilles GUIGNARD ) qui font des recherches sur l'armée américaine ( photos , ustensiles, écrits, journaux etc....) se trouvant dans nos régions pendant la 2eme guerre mondiale. |
| | | |  Mail reçu de la part de Gilles Guignard | Cher Jean-Pierre et Gilbert, Encore un grand merci pour le sympathique moment passé avec vous à Luceram l'autre jour. J'ai de bonnes nouvelles concernant la gourde que vous nous avez offerte: Elle porte l'inscription "Kovach Mike". Jai cherché dans mes archives et ai trouvé un Mike Kovach, dans la 596th Parachute Engineer Company qui faisait partie du 517th Parachute Regimental Combat Team qui etait a Luceram. J'ai d'ores et deja entrepris des recherches aux USA pour essayer de retrouver Mr Kovach. Je vous joins deux photos. Si vous retrouvez d autres equipements americains dans le village ca m'interesse, sutout s'il y a des noms dessus! Meilleures salutations et a bientot, Gilles |
| |  NOTE SUR LE CORBILLARD (NOTE SUS LA VEITURA DEI MÔRTS) | J'ai retrouvé les notes que j'avais prises en faisant parler le regretté Louis Michel.
- Dans un premier temps (qui n'est pas très vieux pourtant), on utilisait pour porter les morts la charrette de Louis Malet.
- La Sapa avait une prolonge qui lui servait à descendre les champignons à Nice (et sans doute à d'autres usages).
- Clémence Maurin l'a donnée à la Commune.
- Deux menuisiers étaient demi-frères (par leur mère) : Letou Malàussena et Choà Paul. C'est Choà qui aurait tranformé la prolonge en corbillard, gratuitement à ce qu'il semble.
- Tous ces noms propres devraient permettre de dater notre affaire.
- Je te joins deux photos.
- La plus petite pourrait être notre corbillard : il faudrait d'urgence demander à des anciens d'identifier le personnage.
- Sur la plus grande est représentée une diligence rustique et simplifiée, qui n'a pas de brancards mais un timon; ici elle est tractée par trois bêtes (on devine seulement l'arrière train de la première en avant du « balancin ».
- Je te rappelle qu'un autre menuisier, Lolò Tordo, s'était proposé pour remettre gratuitement cette voiture en état. Il avait d'ailleurs remis en place gratuitement la table de communion de l'église Sainte Marguerite
Bernard FRUCHIER
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|   | Avant la transformation |
|   | Après |
|   | Diligence rustique et simplifiée avec un timon |
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|  Sites sur l'histoire de notre région |
| | Dans ce site plusieurs dossiers concernent Luceram et on peut y accéder facilement par le menu "villes villages" |  |
|   | Un site de LECLERC jacques |
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|  Anciennes cartes topographiques de la commune et Historique du département (Conseil Général des A.M.) |
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